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lundi 2 février 2009

Noir Express : "Pleurez, petites filles..." (C. C. IX) par Alain Pecunia, Chapitre 12

Chapitre 12




– J’ai cru un moment que tu allais livrer l’ancien nom de l’indic à ta nouvelle copine ! dit Gilbert Lenoir, encore vexé, alors qu’ils atteignaient le boulevard de Grenelle et attendaient un taxi pour rejoindre le Quai des Orfèvres.
Le capitaine Cavalier le fusilla du regard.
– À mon avis, poursuivit-il, elle sait quelque chose. Mais c’est quand même un drôle de deal.
– T’occupes ! lui répondit sèchement Isabelle Cavalier. Et, en attendant, motus et bouche cousue avec ce con de Derosier et Antoine ton patron…
– Mais on va leur dire quoi ? s’inquiéta le lieutenant.
Elle le toisa avec un petit sourire mi-malicieux, mi-narquois.
– On va leur dire ce que tout supérieur aime entendre, lieutenant ! Que tout baigne, que l’enquête avance grâce à leur indic vraiment extra, etc., compris ?
– Et tu ne vas pas leur parler du toubib ?
– Pourquoi ? C’est pas un indic, elle !
– T’es quand même gonflée parfois, fit-il sur un ton où se mêlait à la fois beaucoup d’admiration et un zeste de crainte pour l’avenir.
Mais Derosier se montra fort satisfait de leur travail.
– Je ne pensais pas que ça irait si vite… Faut que je prévienne ceux de la rue Nélaton*
, pour leur montrer qu’on sait bosser !
– C’est peut-être prématuré, monsieur.
– Mais non, Cavalier, et la chance sourit aux audacieux – et vous, vous êtes une audacieuse… Si, si. Je sais ce que je dis. Je m’y connais !
– Permettez-moi quand même d’insister. Nous avons avancé, mais nous n’en sommes qu’au début. À la DST, vous savez comment ils sont, monsieur. Ils vont nous mettre une pression pas possible… Ils sont même capables de faire foirer l’enquête ou de nous doubler au poteau…
Le commissaire principal Derosier resta songeur un moment.
– Dites donc, Cavalier, vous avez l’air de les connaître autant que moi… Mais vous avez raison, ces enfoirés sont capables de nous baiser ! Et puis, cette histoire de nous « prêter » un indic, c’est pas leur genre et donc pas clair… Donc, hein ? motus et bouche cousue… Continuez comme ça. Je suis très content de vous, Cavalier… et de vous aussi, mon petit Lenoir, conclut-il avant de congédier le capitaine et le lieutenant qui allèrent s’enfermer dans le bureau de Cavalier.
Pour faire le point et d’abord s’offrir une bonne crise de fou rire.
Mais Lenoir fit grise mine quand Cavalier lui demanda de surveiller en personne l’indic et il se vexa carrément quand elle ajouta, mi-figue, mi-raisin :
– Surtout, ne t’endors pas comme le jour où j’ai fait ta connaissance
** !
– Pourquoi me rappelles-tu ça maintenant ? demanda-t-il en rougissant.
– Je ne sais pas. Je viens juste de me souvenir de ce que tu m’as dit ce matin sur l’état de ma peau après dix ans au trou…
* L’adresse officielle du siège de la DST est le 7, rue Nélaton, rue perpendiculaire au boulevard de Grenelle (Paris XVe). Mais une de ses façades et entrées donne sur le boulevard de Grenelle. Le siège de la DST occupe l’emplacement de l’ancien Vélodrome d’Hiver (le fameux Vel’ d’Hiv’ à plus d’un titre, festif et sportif pour les uns et irrémédiablement tragique pour les autres…). Ceci avant le regroupement postérieur des RG et de la DST, dit-on.
** Voir Euh-Euh !


© Alain Pecunia, 2009.

samedi 24 janvier 2009

Noir Express : "Pleurez, petites filles..." (C. C. IX) par Alain Pecunia, Chapitre 8 (suite 1)

Chapitre 8 (suite 1)





– Bon, ça suffit ! dit-elle après s’être ressaisie et en usant d’un ton professionnel un rien autoritaire qui sembla n’impressionner personne à première vue et les surprit seulement tant il semblait en décalage avec cette réunion amicale. Ça suffit ! reprit-elle à la limite de craquer. Nous sommes là pour une affaire…
– Eh bien, discutons calmement, ma chérie, la coupa Philippe-Henri.
Le capitaine en resta bouche bée. Elle avait affaire à des débiles, ou quoi ? Passe encore pour Euh-Euh qui ne semblait pas toujours tout comprendre – mais elle le soupçonnait de ne « vouloir » comprendre que ce qui l’intéressait –, mais ce salopard d’indic, Phil et Gilbert… ?
Son regard décocha des flèches aux uns et aux autres qui semblaient attendre patiemment qu’elle se fût calmée.
– Il y a quelque chose qui ne va pas, ma chérie ?
Le capitaine avait envie de pleurer.
« Je ne vais quand même pas me mettre à chialer devant eux. Ressaisis-toi, bordel de merde ! » se dit-elle pour s’encourager.
– Tout va très bien ! reprit-elle d’une voix qu’elle voulut sans réplique mais qui manquait de fermeté. Nous sommes simplement là pour nous entretenir avec M. Jean Fernandi…
L’ex-Jean Ferniti haussa les épaules et Philippe-Henri dit :
– Et alors ?
– Et alors, hurla d’une voix stridente le capitaine, le lieutenant et moi nous voulons être seuls avec lui car il s’agit d’une affaire importante et…
– Chut ! la coupa l’indic de sa voix inaudible. Tout s’entend ici.
– Mais nous n’avons pas de secret avec Jean, ma chérie, intervint Phil.
– Nous, si ! répliqua-t-elle sèchement.
– Mais nous savons tout de son passé, ma chérie. Il a d’ailleurs payé sa dette à la société, renchérit celui qu’elle considérait comme son père.
– Euh-euh… (Là c’était Patrice qui semblait approuver.)
– Il ne s’agit pas du passé mais du présent ! Alors vous dégagez, toi et Euh-Euh…
Elle avait dû être plus brutale qu’elle ne l’avait souhaité car elle lut la consternation sur le visage de l’indic et du lieutenant, une grande tristesse sur celui de Phil – mais il savait être comédien et s’en méfia – et de la peur, oui de la peur, sur celui de Euh-Euh –, ce qui la consterna et la laissa sans voix.
– Ce n’est pas un problème pour moi, intervint alors Jean Fernandi. Ils savent tout de moi et nous n’avons pas de secret entre nous. Moi-même, je sais tout sur eux. Et puis, d’ailleurs, je leur ai expliqué pour la tournante…
Elle n’aurait pas cru cet individu capable d’un aussi long discours et, bien qu’inaudible, elle eut le sentiment d’avoir bien entendu. Il n’y avait pas d’erreur. Son premier sentiment avec cette affaire avait été le bon dès qu’elle avait eu Derosier au téléphone.
Ce ne pouvait que tourner à la cata.
Elle alla s’asseoir sur la chaise que lui avait proposée Philippe-Henri. Plutôt, elle se laissa choir. Avec un sentiment de totale inutilité. Comme si tout lui avait irrémédiablement échappé. À la limite de se demander ce qu’elle foutait dans la police. « La Crim, tu parles ! » se dit-elle en jetant un regard de quasi-noyé à Gilbert Lenoir qui lui sourit bêtement.
C’est à ce moment-là qu’elle aperçut le bocal et le poisson rouge au milieu de la table.


© Alain Pecunia, 2009.
Tous droits réservés.

jeudi 22 janvier 2009

Noir Express : "Pleurez, petites filles..." (C. C. IX) par Alain Pecunia, Chapitre 7

Chapitre 7





Le lendemain, mercredi 19 novembre, Isabelle Cavalier passa la matinée en compagnie de sa fille, l’aidant à habiller et déshabiller ses poupons.
Elle se souvenait avoir longuement parlé à Pierre de son « secret ». Mais il y avait comme un blanc sur ce qu’elle avait pu lui dire concrètement et comment elle le lui avait dit.
À présent elle se sentait apaisée. Laissant son corps frissonner à l’évocation de cette étreinte toute de tendresse que lui avait offerte Pierre quand il était venu la chercher au petit matin.
Alors qu’elle s’apprêtait à préparer le déjeuner pour elles deux, la sonnerie de son portable vint crever sa petite bulle de douceur.
C’était le divisionnaire qui tenait à la féliciter et qui lui passa ensuite Derosier. Pour une sombre affaire de « tournante » dans un des groupes d’immeubles de la ZAC Dupleix.
« C’est pas vrai ! pensa-t-elle. Si même les flics se mettent à parler de tournante au lieu de viol collectif… »
Elle ne voyait pas en quoi cela concernait la Crim. Mais le commissaire principal Derosier y voyait l’occasion de relancer l’enquête sur les cinq crimes non élucidés des deux derniers mois car quatre des victimes avaient habité ce groupe
*. Et comme c’était elle qui avait été en charge de l’enquête sur le terrain…
– Mais nous n’avons jamais eu la moindre piste et aucun élément nouveau n’a été porté à notre connaissance…, opposa le capitaine Isabelle Cavalier.
– Justement, Cavalier ! C’est l’occasion de reprendre. Si on identifie ces petits violeurs et si on les secoue un peu, il y en a peut-être un qui parlera. C’est partout la loi du silence parmi les bandes de jeunes… Mais ce n’est par urgent, commencez demain. Je vous ferai porté le dossier dans l’après-midi par le lieutenant Lenoir qui a travaillé avec vous sur cette affaire et que le commissaire Antoine remet à notre disposition… Et puis, Cavalier, après cette sale affaire d’hier, ça vous fera comme des vacances, hein ? ajouta le commissaire en mettant fin à la conversation.
« Tu parles de vacances ! se dit le capitaine en mettant la table. Passer de l’inceste au viol… »
Elle aurait préféré une affaire de meurtre toute simple, genre rixe ou crime entre voisins. Même un petit règlement de comptes. Ça, c’étaient des vacances.
De son point de vue. Car un flic, c’est un peu comme un croque-mort, ça n’a pas la même perception des choses de la vie que tout un chacun.
Au moins elle aurait plaisir à faire équipe avec Gilbert Lenoir. Qui devait éprouver le même plaisir car il débarqua à quatorze heures trente. Pour la plus grande joie de Philippine qui passa un quart d’heure sur ses genoux avant d’accepter d’aller faire sa sieste.
– Je ne le sens pas, ce coup-là, et toi ? demanda Isabelle au lieutenant Lenoir.
– Moi non plus. Surtout qu’il n’y a pas grand-chose comme point de départ. Juste une rumeur et l’info d’un indic qui habite le groupe d’immeubles en question.
– Il est fiable ?
– Un type qui a fait de la taule
**. Une dizaine d’années. Quatorze ans et quelques mois. Il est sorti en avril 2002.
– Pour quelles raisons ?
– Meurtre et tentative de viol.
– Tentative seulement ?
– Pour le viol, oui, mais il a quand même cinq meurtres à son actif…
– Et c’est ça notre indic ! lâcha Isabelle Cavalier en levant les yeux au ciel. Mais pourquoi l’ont-ils remis si tôt dans le circuit ?
– Pour bonne conduite. Très bonne même, puisque qu’il a fait le mouton dans la section des activistes à la centrale de Moulins. Il paraît que c’est un bon indic, un peu bizarre comme bonhomme d’après ce qu’on m’a dit, mais un bon.
– C’est surtout un sacré salopard !
Le capitaine Cavalier enregistra l’information et sembla la ruminer quelques instants.
– Mais pourquoi on nous le sort maintenant, cet indic ? On en aurait eu besoin dès le début de l’enquête sur ces meurtres au couteau à désosser, en septembre…
– La DST se le gardait au chaud. D’après ce que j’ai compris, il a été prêté à la Crim pour relancer l’enquête. Il semblerait que la DST n’ait pas digéré la mort de son indic, celui qui s’est fait tuer quasiment à leur porte, le 11 septembre. Ahmed Larbi, tu te souviens ?
– Oui, celui dont Euh-Euh a été le témoin du meurtre. Bien sûr si je me souviens… Mais la DST, surtout avec son siège dans le quartier, a les moyens d’enquêter toute seule comme une grande sur cette affaire sans nous dévoiler un de ses agents et en se passant de nous ?
– Il y a peut-être un deal passé avec le patron de la Crim. Va savoir ! fit le lieutenant en haussant les épaules et en prenant un air désabusé. En plus, la DST a insisté pour qu’Antoine ne soit pas dans le coup cette fois. Ils ont une dent contre lui depuis la mort de leur indic !
Le capitaine se dit que Gilbert Lenoir devait être dans le vrai. En tout état de cause, ce ne serait pas une affaire simple.
– Et il s’appelle comment, notre « auxiliaire » ? demanda Isabelle Cavalier d’un ton maussade.
– Jean Ferniti.
– Et il a quel âge ?
– La soixantaine. Il est né en 42.
Isabelle se leva du canapé où elle était assise depuis le début de leur discussion et fit quelques pas dans le salon-salle à manger.
– Écoute, dit-elle, la baby-sitter de Philippine doit arriver d’une minute à l’autre. Dès qu’elle sera là, on file voir de quoi il a l’air, ce Jean Ferniti. D’accord ?
* Voir Euh-Euh !
* Voir National, toujours !


© Alain Pecunia, 2009.
Tous droits réservés.

vendredi 3 octobre 2008

Noir Express : "Sous le signe du rosaire" (C. C. VI) par Alain Pecunia, Chapitre 24

Chapitre 24





Je suis très heureux et je sais toujours qui je suis depuis la naissance de Philippine. Isa et sa fille ont transfiguré mon existence et son mari – je n’arrive pas toujours à me souvenir de son prénom à celui-là, Pierre… – est très sympathique avec moi.
Le Dr Lévy m’a même dit que je n’avais plus besoin de venir le voir. Sinon par amitié.
Ma petite Philippine va bientôt avoir trois ans. Le 23 août 2003.
Mais, cette année, nous ne pourrons pas faire la fête au Relais angevin.
Le patron, Gérard Langlot, est impliqué depuis la seconde quinzaine de juin dans une tragique histoire de meurtre dans un bled perdu de Loire-Atlantique
*.
Jean, le serveur, m’a dit que, « compte tenu des circonstances, ce n’est pas souhaitable ».
Moi, je sais bien pourquoi il dit ça.
Depuis un certain temps, de sombres rumeurs couraient sur Le Relais angevin.
Isa et ses amis m’avaient expliqué qu’il s’agissait d’une histoire de drogue. Je n’en avais pas cru mes oreilles. Gérard Langlot en trafiquant ! Sa femme et le serveur, je veux bien, ils n’étaient pas nets. Mais M. Langlot !
Je n’ai pas pu refuser aux amis d’Isa de leur servir d’« auxiliaire bénévole » dans cette histoire.
Indicateur, je ne voulais pas, mais auxiliaire, c’est honorable. Et puis ils sont tellement gentils avec moi.
– Vous faites partie des meubles, Phil, dans ce rade. Ils ne se méfieront pas de vous. Vous n’avez qu’à noter les allées et venues des uns et des autres quand vous y êtes, m’a dit le copain des Stups d’Isa, le commissaire Antoine.
C’est vrai que je suis très observateur. Il paraît que je leur ai été très utile.
– Vous avez un avenir devant vous tout tracé lorsque vous serez à la retraite ! m’ont-ils blagué.
C’est vrai que c’est pour bientôt. Je viens d’avoir cinquante-sept ans le 13 avril dernier. Et la police, c’est comme ma famille maintenant. Une grande famille.
Mais je me suis égaré.
Bref, ça me contrarie qu’on ne puisse pas faire notre fête au Relais angevin. Il me faut trouver une solution de rechange.
– Non, Philippine, on ne rentre pas dans cette pièce !
On dirait qu’elle le fait exprès. Isa m’a dit que les mômes c’est comme ça. On leur défend quelque chose, il faut qu’ils le fassent.
– Tiens, m’a-t-elle lâché un jour, avec cette porte toujours fermée à clé dans ton appartement, c’est comme dans le conte de Barbe-Bleue !
Ça ne m’a pas fait rire.
Mais il faut vraiment avoir toujours un œil sur eux.
C’est vrai, je ne l’ai pas encore dit.
Depuis l’affectation du mari d’Isa au SRPJ de Rennes en début d’année, je fais souvent office de baby-sitter le mercredi après-midi et parfois lors de mes congés, comme la plupart des après-midi de ce mois de juillet.
Mais je supporte mal la canicule et ça m’énerve de la voir en train d’essayer d’atteindre la poignée de cette porte même si elle est fermée à double tour.
J’aime bien ma petite-fille. Pourtant, parfois, j’ai hâte, comme aujourd’hui, que sa mère vienne la récupérer.
Tiens, justement, j’entends les pas d’Isa dans l’escalier.
Je les reconnaîtrais entre mille.
– Non, Philippine, ne joue pas avec ce tabouret !
Qu’est-ce qu’elle peut être énervante aujourd’hui…
Coup de sonnette d’Isa.
– Oui, j’arrive !… Maman arrive, Philippine. Viens l’accueillir avec moi…
Et puis zut !
Isa a les bras encombrés de sacs. Elle a fait les dernières démarques et a pensé à moi.
– J’espère que ça te plaira. Je n’ai pas dépassé le budget que tu m’avais fixé. J’ai fait pour le mieux… Mais je ne comprends vraiment pas ta sainte horreur des grands magasins !
Je l’aide à déballer le tout sur mon canapé-lit.
Je garde un œil sur la petite en face dans le couloir.
– Non, Philippine, un tabouret n’est pas un jouet…
– Mais laisse-la donc tranquille, Phil ! Elle ne fait rien de mal. Regarde plutôt ce que je t’ai pris.
De toute façon, la porte est fermée.
– Essaie ce pull d’été.
J’enfile. Je confonds une manche et le col. Je ne supporte pas cette sensation d’étouffement. J’angoisse.
– Maman ! Maman !
Ça y est, Philippine nous fait un caprice, maintenant.
Ce qu’elle peut être impérieuse, cette petite. Ce doit être à cause du métier de ses parents.
– Quoi, Philippine ? Tu vois que maman est occupée avec Papy…
Un peu d’autorité, ça me fait plaisir. Mais je voudrais bien sortir de cette foutue manche.
– Attends, Phil ! Ne t’affole pas…
Ne pas m’affoler, elle est drôle, elle ! J’ai un mauvais pressentiment. Comme lorsque je ne vais plus être moi-même. Pourtant, ça faisait longtemps…
– Maman ! Maman !
Isa s’énerve.
– Je suis occupée avec Papy ! Débrouille-toi !
Ouf ! je suis sorti de la manche. Il ne reste plus qu’à trouver le col. Je me suis senti au bord de la panique.
– Maman…, bégaie la petite, maman… il y a deux dames qui dorment… toutes nues…

* Voir Cadavres dans le blockhaus.




© Alain Pecunia, 2008.
Tous droits réservés.