samedi 4 juillet 2009

Noir Express : "Sous le faux étendard du Prophète" (C. C. XII), par Alain Pecunia, Chapitre 36

Chapitre 36





Le sociologue Alain Berthon s’est converti au bouddhisme. Sa femme, elle, a préféré prendre un amant.
Quant à Janine Bangros, elle est retournée dans le Sud-Ouest et a trouvé une place d’aide-soignante dans une maison de retraite. Elle espère pouvoir devenir infirmière et refaire sa vie.




« Le sanglot de Satan dans l’ombre continue. »
Hugo, Victor.



© Alain Pecunia, 2009.
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Noir Express : "Sous le faux étendard du Prophète" (C. C. XII), par Alain Pecunia, Chapitre 35

Chapitre 35





À la sous-direction dite des « coups tordus » de la DST, on poussa également un immense soupir de soulagement.
Depuis quelques mois, l’agent Roger Bangros avait échappé à tout contrôle.



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Noir Express : "Sous le faux étendard du Prophète" (C. C. XII), par Alain Pecunia, Chapitre 34

Chapitre 34





Chacun poussa en « haut lieu » un soupir de soulagement.
On avait frôlé de près la catastrophe médiatique.
Le directeur sermonna le commandant Pierre Cavalier.
– Mon vieux, vous auriez pu me tenir au courant de vos intentions plus précisément. Bien sûr, vous aviez carte blanche, mais quand même, vous vous êtes peut-être un peu précipité, non ? Après tout, ils n’étaient peut-être pas si dangereux que ça.
Cavalier préféra ne pas répondre et tourna les talons.


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vendredi 3 juillet 2009

Noir Express : "Sous le faux étendard du Prophète" (C. C. XII) par Alain Pecunia, Chapitre 33

Chapitre 33





La première réaction de la police et des pompiers montreuillois fut d’attribuer cette explosion au gaz.
C’était l’évidence, à première vue, étant donné sa violence.
Une fuite qui forme une poche, et houp la boum !
Quand les corps furent découverts de dessous les gravats, plus ou moins par bouts et morceaux qu’il était difficile d’approprier précisément à son propriétaire – à qui le cervelet ou le morceau de moue ? –, on se mit à douter de l’explosion de gaz.
« On », c’est-à-dire les sapeurs-pompiers, car, curieusement, l’Intérieur semblait se désintéresser de l’affaire et trouvait satisfaisante la thèse du gaz.
Mais les pompiers s’entêtèrent et prouvèrent que les restes de sacoches avaient contenu de l’explosif. Que, curieusement, si l’on tentait de les reconstituer, ça ressemblait à l’attirail de base de tout kamikaze. Et que venaient faire ces Coran, trois pistolets automatiques et deux pistolets mitrailleurs de marque israélienne ? Et ces grenades retrouvées intactes dans une sacoche ?
L’Intérieur mit le holà et demanda aux pompiers de s’occuper de ce qui les regardait au lieu de se mettre à affoler les populations avec leurs élucubrations gratuites.
D’ailleurs, un communiqué du ministère, qui tombait à point nommé, coupa court à toute rumeur dans l’après-midi du 30 décembre.
« L’identité des cinq individus qui ont péri dans l’explosion qui s’est produite à Montreuil dans la nuit du 27 au 28 décembre n’a pu être déterminée, mais des analyses ADN sont en cours en vue de les identifier avec certitude.
« Toutefois, il est établi que ces cinq individus, inconnus des services de police, étaient liés au grand banditisme et qu’ils avaient entreposé une quantité importante d’explosifs qu’ils avaient probablement l’intention d’utiliser lors d’attaques de fourgons blindés ou de débits de tabac.
« En tout état de cause, ils auraient déclenché accidentellement l’explosion dans laquelle ils ont péri en manipulant lesdits explosifs. »



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jeudi 2 juillet 2009

Noir Express : "Sous le faux étendard du Prophète" (C. C. XII), par Alain Pecunia, Chapitre 32

Chapitre 32





Pierre Cavalier partit de chez lui vers dix-huit heures trente, juste au moment où Isabelle arrivait après être passée prendre la petite chez la baby-sitter du premier.
Après avoir embrassé tendrement sa femme et sa fille. En y mettant encore plus de tendresse que d’habitude.
– On m’a appelé. Il y a peut-être une piste, dit-il simplement en guise d’explication et pour soulager sa mauvaise conscience à l’égard d’Isa.
À vingt heures dix, il pénétra discrètement dans le sous-marin.
Il rejoignait l’équipe de nuit.
L’équipe de jour avait transmis deux nouveaux va-et-vient d’un jeune. Qui était revenu à chaque fois avec deux grands sacs de ce qui semblait être des provisions.
– Ou d’autre chose, commenta machinalement Pierre Cavalier sans penser à rien de précis.
Dans le fourgon aménagé en sous-marin et bourré de matériel divers d’écoute et de transmissions, régnait une odeur de sueur, de tabac et de cochonnaille.
Les transmissions pouvaient servir, mais pas l’écoute.
Cavalier avait renoncé à sonoriser la ruine servant de planque. Aucun de ses hommes engagés dans l’action ne comprenant un traître mot d’arabe.
L’équipe de trois hommes lui avait fait un peu de place. Mais c’était malgré tout étroit pour quatre.
Mais ils étaient contents que le commandant soit avec eux.
Pour Cavalier, c’était une question de point d’honneur.
Il voulait partager leur sale boulot et leur montrer qu’il en assumait toute la responsabilité.
À vingt et une heures, il accepta un sandwich au saucisson à l’ail et une bière blonde.
L’équipe s’installait pour la surveillance de nuit.
À présent, peut-être qu’avec un peu de chance et grâce à l’agitation de la DST, quelque chose allait bouger.
– Tiens ! en voilà un, dit le guetteur.
Pierre Cavalier regarda à travers la vitre sans tain.
C’était un des jeunes qui sortait de la boutique murée. Il venait de derrière le petit immeuble.
Ils le virent repasser une heure plus tard. Avec deux grands sacs de voyage, cette fois.
Merde ! une patrouille de police en voiture s’était mise à rouler au ralenti à sa hauteur.
– Pourvu qu’ils ne l’interpellent pas, ces cons ! dit le guetteur.
Le jeune la jouait naturel et eut le culot d’adresser un léger sourire aux occupants de la voiture de police.
Celle-ci accéléra et se désintéressa du jeune au moment même où il atteignait le petit immeuble condamné.
Il y eut un soupir de soulagement général dans le sous-marin.
Nouvelle alerte vers vingt-deux heures quarante-cinq.
Un nouvel arrivant. Qui fut identifié comme étant « Momo » selon la description fournie par la femme de Roger Bangros.
La pression monta d’un cran dans le sous-marin.
À minuit cinq, ce fut l’arrivée de Mourad.
Deux crans d’un coup, cette fois.
Pour bouger, ça bougeait.
Les trois hommes de l’équipe étaient devenus fébriles.
Le commandant Cavalier était satisfait de ne s’être pas trompé. Mais il ne partageait pas leur excitation.
L’attente fut ensuite longue.
Roger Bangros n’arriva pas avant deux heures et demie.
– Bingo ! dit le guetteur d’une voix étouffée.
Les trois hommes s’étaient tournés vers le commandant.
« Qu’est-ce qu’on fait ? » demandaient leurs regards.
Cavalier déglutit sa salive.
– On y va ! dit-il d’une voix qu’il aurait souhaitée plus assurée.
Il regarda une dernière fois à travers la vitre sans tain et se tourna vers l’artificier qui sortait d’un étui une télécommande.
– Passe-la-moi, lui dit-il en lui tendant la main.
L’homme marqua une légère hésitation et la lui tendit sous le regard étonné de ses deux camarades.
– Avant, on se déplace un peu. Ça vaut mieux.
L’un des hommes se mit au volant et dégagea le fourgon pour aller se garer une cinquantaine de mètres plus bas. En double file.
Par la vitre arrière, Cavalier constata que rien n’avait bougé.
Il se tourna vers ses hommes et arma la télécommande.
– Il y a juste ce qu’il faut ? demanda-t-il par acquis de conscience à l’artificier.
Celui-ci hocha la tête affirmativement.
– Comme vous me l’avez demandé, commandant.
Pierre Cavalier déclencha l’explosion.
Qui ne fut pas « juste ce qu’il faut ».
Même le fourgon fut fortement ébranlé par la violence de l’explosion.
Il ne restait rien de l’immeuble désaffecté sinon un tas de gravats.
Pas grand-chose, non plus, des voitures garées sur une trentaine de mètres de part et d’autre de la chaussée.
Sur la gauche de l’immeuble effondré, la supérette n’avait plus de vitrine et son toit s’écroula sur les linéaires. Sur sa droite, un autre immeuble condamné et voué également à la démolition, séparé par une impasse, s’effondra à demi sur toute sa largeur, verticalement.
Le fourgon de Cavalier dégagea au plus vite. L’artificier ne cessant de répéter :
– Je ne comprends pas, il y avait juste ce qu’il faut…
Au milieu d’un silence lugubre.
Puis Pierre Cavalier, d’abord « sonné », finit par comprendre que les jeunes avaient dû transporter des explosifs dans la boutique au cours de leurs va-et-vient. Ce qui n’avait pas été envisagé et dont on ignorerait à jamais l’usage éventuel.


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mercredi 1 juillet 2009

Noir Express : "Sous le faux étendard du Prophète" (C. C. XII) par Alain Pecunia, Chapitre 31

Chapitre 31





Roger Bangros avait assisté à l’arrivée de la police au bas de son immeuble.
Il était cinquante mètres plus bas dans la rue Belgrand en train de garer son taxi.
Il les avait vus embarquer Janine.
C’était mauvais signe. Surtout qu’il n’était pas parvenu à localiser Alain Berthon de toute la journée. Berthon se planquait ou était allé demander aide et protection à la police.
Son plan avait foiré. Il était fondé sur l’assassinat de tous, sans exception, les membres du Comité révolutionnaire contre l’islamophobie de Collin.
Il ne fallait pas qu’il reste un seul témoin en vie susceptible de deviner et de dévoiler sa machination.
En fait, son groupe avait tué pour rien. Sauf, peut-être, s’ils faisaient un communiqué de revendication comme Momo l’avait suggéré.
Mais en avaient-ils encore le temps ?
Non, ils devaient mourir en martyrs de la vraie Foi.
Pour l’instant, planqué chez une vielle copine de fac d’avant sa conversion à l’islam et qui l’ignorait, il imaginait l’apothéose de leur action.
La nuit du 31 décembre. À minuit. Parmi la foule des Champs-Élysées.
– Nous sauterons en même temps que les bouchons de champagne ! dit-il à haute voix le regard émerveillé. Nous serons les « bulles » d’Allah !
C’était son plaisir, sa grande jouissance. Imaginer le carnage qu’ils feraient à eux cinq en se faisant exploser avec leur charge d’explosifs en plein milieu de la foule.
Il avait prévu l’endroit où chacun devrait se trouver. Suffisamment éloignés les uns des autres pour obtenir le maximum d’effets.
Des centaines de morts ! jubilait-il. Pas autant que le grand Ben Laden, mais bien plus que nos frères palestiniens ! Nous aurons osé frapper en plein cœur Paris et nous serons des martyrs de l’islam et les héros du monde arabe. Nous aurons œuvré pour la plus grande gloire d’Allah…
En attendant ce grand moment, ils se retrouveraient, comme prévu, dès cette nuit, à leur planque de Montreuil.
Ils prieraient et se réjouiraient ensemble d’être bientôt accueillis en martyrs au paradis d’Allah.



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mardi 30 juin 2009

Noir Express : "Sous le faux étendard du Prophète" (C. C. XII), par Alain Pecunia, Chapitre 30

Chapitre 30





Pierre Cavalier dormit jusqu’à quatre heures de l’après-midi d’un mauvais sommeil agité.
Quand il se réveilla, il resta un long moment allongé sur le lit, les mains croisées sous la tête, à contempler le plafond.
Il espérait ne pas s’être planté.
Il éprouvait surtout une crainte. Que ce dingue de Bangros, après la « disparition » des Berthon et la descente en fanfare de la DST chez lui, ne passe à l’action, n’ayant plus rien à perdre et se sachant dans le collimateur.
Il est loin d’être con, se dit Cavalier. Il a dû piger que Berthon a été se réfugier chez les flics et a tout révélé sur son groupe. C’est à présent une course contre la montre, pour lui. Ou alors il se dégonfle. Ce qui ne serait pas conforme avec le personnage puisque, s’il est pris, il aurait à répondre de cinq crimes. La perpète incompressible pour lui et ses complices. Et il le sait. Allah ne peut pas tout…
Isabelle l’appela vers dix-sept heures du Quai des Orfèvres.
Elle était crevée et accusait une baisse de morale.
Elle pataugeait dans l’hémoglobine en veux-tu en voilà sans obtenir la moindre piste.
– C’est Berthon la clé du problème. Ah ! si on pouvait mettre la main dessus…
– Tu sais, ma chérie, les Berthon doivent se planquer.
Il avait un ton convaincant. Et il ne mentait pas. Pas tout à fait. Ils étaient à l’abri. À la DST. Mais il ne pouvait pas tout lui dire. D’ailleurs, il ne lui dirait jamais tout.
En un sens, ça valait mieux. Elle lui aurait arraché les yeux de la tête après l’avoir traité d’infâme manipulateur.
– Et toi, tu as avancé ? demanda-t-elle d’une voix de petite fille désemparée.
– Pas le moins du monde, ma chérie. On patauge, tout comme vous.
– Tu me le dirais, si tu avais quelque chose ? dit-elle d’un ton soudain soupçonneux.
– Bien sûr, ma chérie. Nous avons tous intérêt à arrêter ces dingues.
– Excuse-moi. Je suis crevée et j’en arrive à douter même de toi et de ta boutique.
– Mais c’est normal, ma chérie. C’est la pression.
Pierre Cavalier fut soulagé qu’Isabelle mît fin à la communication. Mais le « gros bisou » qu’elle lui plaqua sur la joue par ondes interposées lui fit la sensation d’une morsure au fer rouge.
Il se comportait comme un salaud.
Professionnel.


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lundi 29 juin 2009

Chapitre 29





Une fois de retour à la direction des Renseignements généraux rue des Saussaies, Pierre Cavalier prit toutes les dispositions pour que Janine Bangros fût mise en lieu sûr jusqu’au dénouement.
Il s’entretint avec elle une partie du reste de la nuit.
Ce fut fort instructif. Il saisissait mieux la psychologie de Roger Bangros. Mais deux, trois choses lui mirent la puce à l’oreille. Juste un pressentiment pour l’instant.
Il lui renouvela sa promesse de protéger son Roger. Tout en sachant qu’il lui était impossible de la tenir.
Il prit quelques heures de sommeil et appela le divisionnaire de la DST qui l’avait reçu dans la nuit à dix heures du matin, lui communiquant trois nouvelles adresses où Roger Bangros était susceptible de s’être caché.
Ils étaient quitte.
L’équipe de surveillance de Montreuil avait été relevée.
Rien n’avait bougé cette nuit.
Mais la nouvelle équipe avait remarqué la sortie d’un des deux jeunes de l’immeuble condamné.
Il était revenu une heure plus tard avec des provisions. Deux grands sacs.
On était le samedi 27 décembre.
Pierre Cavalier prit un copieux déjeuner vers onze heures et songea à la fébrilité qui devait régner dans les équipes d’intervention de la DST.
Il sourit de satisfaction. Toute cette agitation allait lui rabattre son gibier.
La DST bossait pour lui.
Mais il ne se passerait rien avant la nuit et il décida de rentrer chez lui se reposer.



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dimanche 28 juin 2009

Noir Express : "Sous le faux étendard du Prophète" (C. C. XII), par Alain Pecunia, Chapitre 28

Chapitre 28





Le commandant Cavalier fut introduit auprès d’un principal et d’un divisionnaire.
Ils avaient l’air tendu mais firent ceux qui voulaient jouer franc-jeu. Lui révélant que le couple Berthon s’était décidé à se mettre sous leur protection après avoir entendu à la radio l’annonce du massacre des Lilas. Ils avaient débarqué vers dix-neuf heures trente. Affolés.
On le serait à moins, se dit Pierre Cavalier.
Bref, Alain Berthon était convaincu que Bangros avait décidé d’éliminer leur groupe. Mais il ne comprenait pas pourquoi. De ne pas être d’accord avec leurs projets terroristes n’était pas suffisant pour décider de les éliminer un à un.
– C’est évident, pourtant, intervint le divisionnaire. Ils en savaient trop. Ils représentaient une menace.
Alain Berthon leur avait dit tout ce qu’il savait sur le « Groupe de la Foi » et leur avait donné l’adresse de Roger Bangros porte de Bagnolet et fait une description de ses deux lieutenants, Mourad Boulaoua et Mohammed Bouchad.
Pierre Cavalier sourit intérieurement de leur cinéma.
Toutes ces informations qu’ils prétendaient tenir de Berthon, leur informateur Jérôme Cassard avait déjà dû les leur communiquer.
Cavalier s’abstint toutefois de le mentionner.
Le principal poursuivit en racontant qu’ils étaient intervenus peu après vingt-deux heures pour tenter d’interpeller Roger Bangros à son domicile.
Pourtant, se dit Cavalier, c’était la meilleure façon de le louper et de l’alerter. Bizarre pour de si grands professionnels.
Le divisionnaire prit ensuite la parole pour sous-entendre qu’il ne voyait pas d’inconvénient à relâcher la femme de Roger Bangros puisqu’elle était un informateur du commandant Cavalier, mais que, quand même, il fallait que les RG admettent que cette affaire était du ressort de la DST et qu’ils pourraient peut-être communiquer les informations en leur possession concernant le « Groupe de la Foi ».
Pierre Cavalier fit semblant d’hésiter. En fait, il était ravi.
– Écoutez, c’est entendu. Mais, de mémoire, je ne me souviens que d’une de leur planques, rue du Poteau. Dès demain, je vous communiquerai les autres lieux où ils seraient susceptibles de se réfugier.
– Pourquoi pas maintenant ? demanda le principal d’un ton mielleux.
– Je suis désolé, mais le dossier se trouve dans le coffre de mon directeur, répondit Cavalier d’un ton plein de bonne volonté.
Ils se séparèrent amis-amis et Pierre Cavalier put repartir en compagnie de Janine Bangros.
En se frottant les mains de satisfaction.



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